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Création de site internet pour restaurant : guide complet 2026

Créer le site internet d'un restaurant : pages clés, obligations d'affichage (allergènes, origine des viandes, prix), SEO local et plateformes de réservation.

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  • Mis à jour le
  • 19 min de lecture
Le menu lisible et la réservation de table sont au cœur du site.
Au programme 11 sections
  1. Pourquoi un restaurant a-t-il besoin d’un site internet en 2026 ?
  2. Que doit contenir le site d’un restaurant ?
  3. Quelles obligations légales et mentions afficher sur un site de restaurant ?
  4. Comment être visible sur Google quand on est restaurateur ? (SEO local + Google Business Profile)
  5. Quelle plateforme et quel design choisir ?
  6. Réservation en ligne : TheFork, Zenchef ou solution propre ?
  7. Click & collect et livraison : faut-il s’y mettre ?
  8. Combien coûte la création d’un site internet de restaurant ?
  9. Plan d’action en 5 étapes
  10. Questions fréquentes
  11. Conclusion

L’essentiel

Un site internet de restaurant en 2026 doit combiner quatre priorités :

  • Une fiche Google Business Profile parfaitement tenue (photos, horaires, menu, avis), souvent la première chose que voit un client.
  • Un menu en ligne lisible avec affichage des allergènes conforme au règlement européen INCO n° 1169/2011 et au décret n° 2015-447.
  • Un parcours de réservation fluide, depuis le site ou via une plateforme (TheFork, Zenchef).
  • Des photos professionnelles de la salle et des plats, qui donnent envie de venir.

Budget : en agence, 2 500 à 3 500 € pour le site vitrine d’une TPE, ou un abonnement mensuel. Comparez le coût sur 24 mois et ce que vous emportez si vous partez.

Vous tenez un restaurant, un bistrot, une pizzeria ou une table gastronomique ? En 2026, un site bien construit ne sert pas seulement à exister sur Google. Il rassure les nouveaux clients, fluidifie les réservations, sécurise la conformité légale (allergènes, origine des viandes, prix) et limite la dépendance aux plateformes de livraison. Ce guide détaille les pages indispensables, les obligations réglementaires, les choix de plateforme et le budget à prévoir.

Pourquoi un restaurant a-t-il besoin d’un site internet en 2026 ?

Beaucoup de clients regardent un restaurant en ligne avant de pousser la porte. Ils cherchent la carte, les avis, les horaires, parfois une photo de la salle. Sans site clair, vous perdez des couverts au profit du voisin.

Trois bénéfices concrets :

  • Acquisition : un site bien référencé localement capte les requêtes « restaurant + quartier », « restaurant italien Arras », « brunch dimanche Lille ».
  • Crédibilité : une carte présentée avec soin, des photos professionnelles et une page équipe rassurent davantage qu’un simple Facebook abandonné.
  • Réservations en direct : une réservation faite depuis votre site évite la commission que certaines plateformes, comme TheFork, prennent sur chaque réservation honorée.

C’est exactement le rôle d’un site internet conçu pour une entreprise locale, avec en plus la spécificité d’un secteur très concurrentiel où l’image compte autant que la carte.

L’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), organisation professionnelle des cafés, hôtels et restaurants, consacre un dossier au numérique : cybersécurité, intelligence artificielle…

Que doit contenir le site d’un restaurant ?

Un site de restaurant doit aller droit au but. Le visiteur cherche d’abord trois informations : qu’est-ce qu’on mange, quand et comment je réserve.

Les pages clés à prévoir

PageObjectifContenu minimal
AccueilDonner envie au premier coup d’œilPhoto signature, type de cuisine, horaires, bouton « Réserver »
Le restaurantCrédibiliser, raconterHistoire, chef, équipe, salle, terrasse
Carte / MenuPrésenter la cartePlats, prix TTC, allergènes, suggestions du jour
RéservationRéserverBouton ou lien vers votre outil de réservation (TheFork, Zenchef…)
Click & collect / LivraisonÉlargir le chiffre d’affairesLien vers votre outil de commande, retrait sur place ou livraison
Contact / AccèsLever les freinsAdresse, plan, téléphone, parking, transports

Pour un restaurant traiteur, événementiel ou groupes, ajouter une page dédiée — voir notre guide dédié à la création de site pour traiteur. Pour un établissement saisonnier, prévoir une bannière claire sur la période d’ouverture.

Carte et menu en ligne : le cœur du site

Pour la carte en ligne, trois principes :

  • Afficher les prix TTC, service compris, comme sur la carte du restaurant. Aucun texte n’oblige à publier les prix sur le site, mais l’arrêté du 27 mars 1987 les impose à l’entrée du restaurant (voir plus bas) : autant donner en ligne la même carte.
  • Indiquer la présence des 14 allergènes majeurs sur chaque plat ou via un système clair (pictogrammes, légende, document accessible).
  • Mettre à jour la carte au moins à chaque changement de menu. Une carte obsolète détruit la confiance.

Évitez de ne publier la carte qu’en PDF : moins lisible sur téléphone, plus long à mettre à jour qu’une page. Préférez du HTML structuré, ou un menu géré directement dans WordPress.

Plan et accès

Donnez l’adresse exacte, avec un lien vers l’itinéraire : sur téléphone, il ouvre directement l’application de navigation. Ce lien suffit, sans carte Google Maps intégrée à la page. Indiquez aussi le parking, les lignes de bus ou de tram et l’accès pour les personnes à mobilité réduite.

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Ce que vos clients cherchent, les mentions propres à votre profession, le référencement local : je pars de votre activité.

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Quelles obligations légales et mentions afficher sur un site de restaurant ?

Ces règles sont souvent mal connues : la DGCCRF le constate, « en particulier parmi les indépendants ». Elles visent d’abord la salle et la carte, et valent aussi en ligne dès que vous prenez des commandes à emporter ou en livraison. Si votre carte est seulement présentée sur le site, reprenez-y les mêmes informations : c’est le plus sûr. Les mentions légales, elles, concernent le site dans tous les cas.

Allergènes : règlement INCO n° 1169/2011

Le règlement européen INCO n° 1169/2011 impose d’informer le consommateur sur la présence des 14 allergènes majeurs : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites, lupin, mollusques.

Le décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 (aujourd’hui articles R412-12 à R412-16 du Code de la consommation) fixe les règles françaises pour la restauration. En salle, l’information est écrite, lisible et visible, sans que le client ait à la demander. Deux options :

  • Mention directe sur chaque plat de la carte.
  • Renvoi explicite vers un document écrit (PDF, page dédiée, registre allergènes) consultable librement.

Si vous prenez des commandes en ligne, à emporter ou en livraison, les allergènes doivent être indiqués avant la commande, sur le support de la commande (site, application) ou par un autre moyen clairement indiqué, sans frais, puis de nouveau à la livraison (article 14 du règlement INCO). Si votre carte est seulement présentée sur le site, indiquez-y aussi les allergènes : c’est le plus simple.

Un manquement est une contravention de 5e classe (article R451-1 du Code de la consommation), punie d’une amende de 1 500 € au plus pour une personne physique (article 131-13 du Code pénal). En cas d’incident allergique grave, la responsabilité pénale du restaurateur peut être engagée.

Origine des viandes : décret n° 2002-1465 et extensions

Le décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002 impose l’affichage de l’origine des viandes bovines servies en restauration. Le décret n° 2025-141 du 13 février 2025 a étendu cette obligation aux viandes porcines, ovines et de volailles.

La mention suit un modèle fixé : « Origine : (pays) » quand l’animal est né, a été élevé et abattu dans le même pays, par exemple « Origine : France ». Sinon, pour le bœuf : « Né et élevé : (pays) et abattu : (pays) » ; pour le porc, le mouton, l’agneau et la volaille : « Élevé : (pays) et abattu : (pays) ». La règle vise les plats contenant des morceaux de ces viandes, et le bœuf haché, achetés crus par le restaurant. L’information doit être lisible et visible : affichage, carte, menu ou tout autre support. Si vous prenez des commandes en ligne, à emporter ou en livraison, l’origine doit aussi figurer en ligne : la DGCCRF le rappelle. Si votre carte est seulement présentée sur le site, ajoutez-la aussi.

Affichage des prix : arrêté du 27 mars 1987

L’arrêté du 27 mars 1987 règle l’affichage des prix dans les établissements servant des repas à consommer sur place. Trois points essentiels :

  • Les menus ou cartes du jour doivent être affichés de manière visible de l’extérieur, au moins à partir de 11h30 pour le déjeuner et 18h pour le dîner.
  • Une carte d’au moins cinq vins avec leurs prix doit aussi être affichée à l’extérieur (tous les vins s’il y en a moins de cinq, ou cinq boissons courantes si vous ne servez pas de vin).
  • Les prix affichés sont ceux que paie le client, taxes et service compris. Si un service est perçu, la carte porte la mention « Prix service compris », suivie de son taux entre parenthèses. Cartes et menus précisent aussi « boisson comprise » ou « boisson non comprise ».

L’arrêté vise le restaurant, pas le site. Mais si vous publiez votre carte en ligne, donnez-y les mêmes prix que sur place, TTC et service compris.

Mention « fait maison »

Un plat « fait maison » est élaboré sur place à partir de produits bruts. Le restaurant le signale sur sa carte ou sur tout autre support (articles L122-19 et L122-20 du Code de la consommation). Sur le site, n’employez la mention que pour les plats qui y ont droit : lors d’une enquête menée en 2023, la DGCCRF a relevé des mentions « fait maison » injustifiées, en salle comme sur les sites internet.

Mentions légales du site

Mentions légales obligatoires, sur une page reliée au pied de page : dénomination sociale, forme juridique et capital (pour un entrepreneur individuel, nom et prénom suivis de la mention « EI »), adresse, téléphone et e-mail, numéro d’immatriculation (RCS ou registre national des entreprises), numéro de TVA intracommunautaire s’il y a lieu, directeur de la publication et hébergeur (Service-Public). Ajoutez les coordonnées du médiateur de la consommation dont vous relevez, avec l’adresse de son site (article R616-1 du Code de la consommation), une politique de confidentialité et, si besoin, un bandeau cookies conforme. Voir les guides de la CNIL pour le cadre détaillé. Pour la couche technique invisible, notre guide complet sur les schémas JSON-LD détaille les données structurées utiles à un restaurant (type Restaurant, avec l’adresse de la carte et le type de cuisine). Elles aident Google à comprendre la page, sans garantie d’affichage particulier (documentation de Google).

Comment être visible sur Google quand on est restaurateur ? (SEO local + Google Business Profile)

Pour un restaurant, le référencement local prime. Sur les recherches « restaurant + ville » ou « restaurant ouvert maintenant », Google affiche souvent une carte et des fiches d’établissements avant les résultats classiques.

Priorité numéro un : Google Business Profile

Votre fiche Google Business Profile est la base de votre visibilité locale. Quelques règles de base :

  • Catégorie principale : la plus spécifique qui décrit votre restaurant, par exemple « Pizzeria » ou « Restaurant italien » plutôt que « Restaurant » seul, si elles figurent dans la liste proposée. Google demande de choisir la catégorie qui décrit le mieux l’établissement, et une catégorie spécifique quand elle existe (aide de Google).
  • Horaires d’ouverture tenus à jour, y compris jours fériés et fermetures exceptionnelles.
  • Des photos de qualité : façade, salle, plats signature, équipe, terrasse, renouvelées quand la carte change. Google conseille une photo de l’extérieur, qui aide les clients à trouver l’établissement (aide de Google Business Profile).
  • Carte directement intégrée dans la fiche (Google a déployé l’attribut menu pour la restauration).
  • Réponses systématiques aux avis, positifs comme négatifs, avec ton professionnel.
  • Posts réguliers : nouveau menu, événement, fermeture annuelle, soirée à thème.

Pour aller plus loin, voir notre guide SEO local complet.

Les requêtes à cibler par ordre de priorité

  • « Restaurant + ville » et « restaurant + quartier » (les recherches principales).
  • « Restaurant + type de cuisine + ville » (« restaurant italien Lille », « brasserie traditionnelle Bordeaux »).
  • « Restaurant + occasion + ville » (« restaurant pour anniversaire Lyon », « brunch dimanche Marseille »).
  • Requêtes longues pour le blog : « meilleur restaurant pour groupe à Arras », « où manger végétarien à Lille ».

Pages locales sur le site

Si vous avez plusieurs établissements, créez une page par adresse, avec NAP cohérent (Nom, Adresse, Téléphone) identique sur toutes les sources externes. Sinon, soignez la page contact et l’accueil pour ancrer la géolocalisation.

Quelle plateforme et quel design choisir ?

Deux familles de solutions cohabitent.

Option 1 : WordPress + photos professionnelles

WordPress est un bon choix pour un restaurant qui veut être propriétaire de son site, contrôler son SEO et maîtriser sa marque visuelle. Vous pouvez y ajouter un bouton de réservation qui mène à votre outil (Zenchef, TheFork…), un menu structuré, un blog et même une boutique pour vendre cartes cadeaux ou bons d’achat.

Un site à vous peut aussi être un site statique, fait main, sans CMS : c’est le cas du site du fast-food O’18, à Lorient, créé par Wasabi Web Design. Vous ne le modifiez pas vous-même : les modifications sont faites par Wasabi.

Quelques fondamentaux :

  • Mobile d’abord : en France, 53 % des visites de sites se font sur téléphone (StatCounter, septembre 2026).
  • Vitesse : visez un score Lighthouse mobile d’au moins 90 et surveillez vos Core Web Vitals (LCP, CLS, INP), que les systèmes de classement de Google prennent en compte, sans garantir une meilleure position. Un client qui cherche où manger n’attend pas qu’une page se charge.
  • Design soigné : palette cohérente avec l’univers du lieu, photos pleine largeur, typographie lisible. Une esthétique datée fait fuir.
  • Accessibilité : contrastes suffisants, alternatives textuelles aux photos.

Notre guide complet WordPress 2026 détaille les outils recommandés, et nos retours sur les tendances web design qui séduisent vos clients s’appliquent bien à la restauration.

Option 2 : solutions tout-en-un

Des logiciels de réservation proposent aussi un site : chez Zenchef, c’est une option à 29 € par mois, reliée à son module de réservation. Des créateurs de sites sur abonnement, comme Simplébo, s’adressent à tous les métiers. C’est rapide à mettre en place, mais le site dépend de l’abonnement : vérifiez ce que vous emportez si vous partez (voir plus bas).

Bon réflexe : si vous démarrez avec un volume incertain, un logiciel de réservation avec un site en option peut suffire la première année. Dès que le restaurant tourne, passez à un site à vous, sous WordPress ou statique : il ne dépend plus de l’abonnement de votre logiciel de réservation.

Le poste critique : les photos

Les photos montrent au client ce qu’il va manger, et où. Une journée de prise de vue permet de couvrir la salle, l’extérieur, l’équipe et une dizaine de plats signature. Les prix varient d’un photographe à l’autre : demandez plusieurs devis.

Réservation en ligne : TheFork, Zenchef ou solution propre ?

Trois grandes approches selon votre volume, votre marge et votre stratégie.

SolutionModèle économiqueAvantagesInconvénients
TheFork (LaFourchette)Abonnement sur devis, et commission sur les réservations honorées venues de TheFork (montant non publié)Grande audience (« des millions de clients potentiels », selon TheFork), visibilité dans l’applicationCommission qui rogne la marge, dépendance plateforme, pression sur les promotions
ZenchefAbonnement de 129 à 249 € par mois selon la formule (Reserve, Manage, Grow), site en option à 29 € par moisAucune commission par couvert, module de réservation pour votre site, réservations depuis Google et l’application Zenchef, fichier clients (CRM)Coût fixe à absorber, frais sur les paiements en ligne (acomptes, empreintes bancaires)
Module de réservation sur votre site (celui de votre plateforme, ou une extension WordPress)Compris dans l’abonnement de la plateforme, ou prix de l’extensionAucune commission sur ces réservations, données client à vousPas d’audience apportée : dépend de votre propre trafic

TheFork donne ses tarifs sur devis (TheFork Manager) ; Zenchef publie les siens sur son site. Comparez le coût total sur un an (abonnement, options, frais de paiement en ligne), pas seulement le prix affiché.

Beaucoup de restaurants combinent les approches : un module direct sur le site pour les clients fidèles, et une présence TheFork ou Zenchef pour capter les nouveaux clients. L’enjeu est de basculer progressivement vers le canal direct, qui sauve la marge et fidélise.

Click & collect et livraison : faut-il s’y mettre ?

La pandémie a installé l’habitude. Aujourd’hui le click & collect (commande en ligne, retrait sur place) et la livraison sont devenus des canaux à part entière pour la restauration urbaine.

Plateformes de livraison : Uber Eats, Deliveroo

Pratiques car elles apportent la logistique de livraison et une audience massive. Le coût est lourd : la plateforme prend une commission sur chaque commande, dont le taux dépend de la formule choisie. Les plateformes ne publient pas de tarifs clairs pour la France : demandez le taux exact avant de signer. Une partie de votre chiffre d’affaires part en commission, et le client reste celui de la plateforme, pas le vôtre.

Bon usage : la livraison via plateforme convient pour des produits à forte marge (pizzas, burgers, sushis) ou pour tester un marché. Difficile à équilibrer sur une cuisine de bistrot à 18 € la formule.

Solutions propres : récupérer marge et données

Des logiciels permettent de prendre des commandes à emporter ou en livraison sous votre propre nom : Clickeat, TastyCloud, Menu Touch ou Le Pronto (pensé pour les pizzerias), entre autres. Certains, comme Clickeat ou Le Pronto, fonctionnent sur abonnement mensuel, sans commission de plateforme sur chaque commande (des frais de paiement en ligne peuvent s’ajouter). Le restaurant garde sa marge, ses données client, son image. La contrepartie : c’est à vous de générer le trafic.

Quel mix choisir ?

Trois cas typiques :

  • Restaurant à forte marge et offre adaptée à la livraison : combiner une plateforme (visibilité) et un canal direct (fidélisation).
  • Restaurant gastronomique ou bistrot traditionnel : click & collect maison sur le site, pas de livraison plateforme.
  • Restaurant rapide ou street food : plateformes en priorité au lancement, puis bascule progressive vers le direct dès que la base client tient.

L’arbitrage dépend de votre marge brute. À 30 % de commission, un plat à 15 € génère 4,50 € prélevés. Sur une journée à 80 commandes, ce sont 360 € qui partent. Ce calcul justifie souvent un investissement dans un canal direct.

Combien coûte la création d’un site internet de restaurant ?

Deux façons de payer un site en 2026 : le faire créer en une fois, puis financer son entretien, ou souscrire un abonnement mensuel, qui comprend parfois la création.

Création en une fois

  • En agence, le site vitrine d’une TPE coûte le plus souvent 2 500 à 3 500 € ; sur 593 sites WordPress, le budget médian est de 3 500 € (La Fabrique du Net, 2026). Le prix varie surtout avec le nombre de pages et les fonctions demandées (réservation, carte).
  • Chaque année ensuite : le nom de domaine, l’hébergement et la maintenance, souvent confiée à un prestataire pour 29 à 50 € par mois en formule de base (relevé de WPFormation, juin 2026).
  • Avantage : le site vous appartient dès la livraison.
  • Limite : la dépense arrive d’un coup, et l’entretien reste à organiser.

Abonnement mensuel

  • Créateurs de sites à faire soi-même : Wix dès 16,80 € TTC par mois, Squarespace dès 12 € par mois, en paiement annuel. Vous construisez et tenez le site à jour vous-même.
  • Logiciels de réservation : Zenchef de 129 à 249 € par mois, avec un an d’engagement et le site en option à 29 € par mois ; TheFork Manager, 400 € de mise en service et abonnement sur devis.
  • Abonnement avec création : chez Simplébo, par exemple, 400 € HT de lancement puis 60 € HT par mois (50 € HT en paiement annuel), avec un premier engagement de 12 mois en paiement mensuel.
  • Avantage : peu ou pas de dépense au départ ; hébergement et mises à jour compris.
  • Limite : ce que vous emportez en partant dépend du contrat. Un site Wix ne peut pas être hébergé ailleurs ; chez Simplébo, vos contenus et votre nom de domaine restent à vous. Lisez la clause de résiliation avant de signer.

Chez Wasabi Web Design, l’abonnement commence à 89 € HT par mois, création comprise, avec un engagement de 24 mois, puis par périodes de 12 mois. À la fin d’une période, vous partez avec votre site (fichiers, base de données, accès administrateur) et votre nom de domaine. Le détail des formules est sur la page Tarifs.

Pour un restaurant, faites le calcul avec vos chiffres : comparez le coût annuel du site (1 068 € HT pour notre formule Essentiel à 89 € HT par mois) à la marge que vous laissent quelques tables de plus, ou aux commissions qu’une réservation ou une commande prise en direct vous évite. Notre guide complet sur le coût d’un site internet détaille les écarts.

Un poste souvent oublié : le nom de domaine et l’hébergement, à renouveler chaque année. Voir notre guide pour choisir un nom de domaine efficace.

Plan d’action en 5 étapes

  1. Positionnement et inventaire (2 à 3 jours) : type de cuisine, ticket moyen, capacité, cible, concurrents directs, photos existantes, comptes Google et réseaux sociaux.
  2. Arborescence et contenus (1 semaine) : pages, textes, carte avec allergènes et origine des viandes, mentions légales, politique de confidentialité.
  3. Prise de vue (1 journée) : façade, salle, plats signature, équipe. Investissement à ne jamais sacrifier.
  4. Design et intégration du site, sous WordPress ou en statique (1 à 2 semaines) : maquette, version mobile, vitesse, bouton ou lien vers votre outil de réservation, lien vers votre fiche Google Business Profile.
  5. Mise en ligne et lancement local (continu) : Search Console, fiche Google Business Profile optimisée, demande d’avis à tous vos clients, sans trier ceux qui sont contents (les règles de Google l’interdisent), plan de contenu mensuel.

Comptez 2 à 4 semaines entre le premier rendez-vous et la mise en ligne, hors délai de prise de vue et de retouche.

D’autres commerces et services de proximité ont leurs spécificités web. Voyez nos guides pour traiteur, fleuriste et bijoutier. Pour une vue d’ensemble, parcourez notre panorama complet de la création de site par métier.

Questions fréquentes

Faut-il être sur TheFork si on a déjà Google Business Profile ?

Pas systématiquement. Une fiche Google Business Profile bien tenue, avec photos, avis, menu et bouton réservation direct, suffit à beaucoup de restaurants de quartier. TheFork apporte une audience captive intéressante pour les zones très concurrentielles ou les restaurants qui visent les voyageurs, mais sa commission par couvert grignote la marge. Le bon réflexe : tester votre acquisition organique six mois, puis ajouter TheFork si le volume de nouveaux clients reste insuffisant.

Doit-on publier le menu complet avec prix sur le site ?

Ce n’est pas une obligation pour le site : l’arrêté du 27 mars 1987 impose l’affichage des prix à l’entrée et dans la salle. Mais cacher les prix derrière un formulaire ou un téléchargement n’apporte rien. Affichez la carte, les prix TTC service compris, les allergènes et l’origine des viandes. Si vous prenez des commandes en ligne, à emporter ou en livraison, les allergènes et l’origine des viandes doivent aussi figurer en ligne.

Quel budget prévoir pour des photos professionnelles ?

Les prix varient d’un photographe à l’autre : demandez plusieurs devis. Une journée de prise de vue permet de couvrir la façade, la salle, l’équipe et une dizaine de plats signature. Évitez les photos prises au téléphone sous une lumière jaune, qui rendent mal les plats. Renouvelez les photos une à deux fois par an avec la saisonnalité de la carte. Wasabi Web Design propose aussi un reportage photo dans vos locaux, sur devis.

Comment gérer les avis Google négatifs ?

Répondez systématiquement, sous 48 heures, sur un ton professionnel. Reconnaissez la frustration sans tomber dans la justification longue. Proposez un canal privé (e-mail, téléphone) pour résoudre le problème. Ne supprimez jamais, ne demandez jamais à un avocat de menacer le client : cela amplifie le bruit. Un restaurant avec quelques avis négatifs bien gérés inspire plus confiance qu’un profil parfait suspect.

Site Zenchef ou site à vous (WordPress ou statique) ?

Zenchef est rapide à déployer et comprend le module de réservation et un fichier clients (CRM) ; les campagnes d’e-mails sont en option, ou comprises dans la formule Grow. Votre propre site, sous WordPress ou statique, demande plus de préparation au départ, mais il ne dépend pas de votre logiciel de réservation : vous pouvez changer d’outil sans changer de site. Si vous démarrez ou si vous voulez tester un concept, Zenchef peut suffire la première année. Dès que le restaurant tourne, un site à vous, avec un bouton de réservation vers l’outil de votre choix, vous laisse propriétaire de votre présence en ligne.

Doit-on indiquer l’origine des viandes sur le site comme en salle ?

Oui si vous prenez des commandes en ligne, à emporter ou en livraison : la DGCCRF rappelle que l’indication est obligatoire, « notamment sur les sites internet ». Le décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002, étendu aux viandes porcines, ovines et de volailles en 2022 à titre provisoire, puis durablement par le décret n° 2025-141 du 13 février 2025, impose une information lisible et visible sur l’origine : pays de naissance, d’élevage et d’abattage pour le bœuf, pays d’élevage et d’abattage pour les autres viandes. Si votre carte est seulement présentée sur le site, ajoutez-y aussi l’origine. La mention « Origine : France » à côté du plat suffit quand l’animal est né, a été élevé et abattu en France.

Conclusion

Un bon site internet pour restaurant coche cinq cases : une fiche Google Business Profile tenue comme un actif stratégique, une carte en ligne avec prix TTC, allergènes et origine des viandes conformes au cadre légal français, un parcours de réservation fluide (direct ou via Zenchef/TheFork selon votre volume), des photos professionnelles de la salle et des plats, et un design pensé pour le téléphone, rapide à charger. Le canal direct sauve la marge à long terme, les plateformes apportent l’audience au démarrage. L’arbitrage dépend de votre marge brute et de votre maturité numérique.

Vous avez déjà un site ? Demandez notre diagnostic gratuit, avec un compte rendu écrit sous 5 jours ouvrés. Pour en créer un, Wasabi Web Design accompagne des restaurateurs, comme O’18, fast-food fait maison à Lorient.

Pour les autres métiers du commerce de proximité, voir nos guides sur les boulangers, les traiteurs événementiels, les fleuristes, les photographes, les coiffeurs, les esthéticiennes et les artisans.

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Écrit par SébastienFondateur de Wasabi Web Design, designer et développeur web à Arras

Je conçois des sites rapides et bien référencés pour les indépendants, les professions libérales et les PME, et je partage ici ce que j’apprends sur le terrain.

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